Le 31 mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris a reconnu Marine Le Pen.

Le 31 mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris a reconnu Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National (RN), coupable de détournement de fonds publics. Elle a été condamnée à une peine d’inéligibilité avec exécution immédiate, l’empêchant de se présenter à toute élection publique pendant la durée de cette sanction. ​

Cette condamnation découle de l’affaire des assistants parlementaires européens, où il était reproché à plusieurs eurodéputés du RN d’avoir employé des assistants parlementaires rémunérés par le Parlement européen, mais travaillant en réalité pour le parti en France. Le préjudice total est estimé à 4,1 millions d’euros, dont 474 000 euros imputés directement à Marine Le Pen.

Le tribunal a également condamné huit autres eurodéputés et douze assistants impliqués dans cette affaire. Les peines prononcées varient, incluant des peines d’inéligibilité et des amendes. Parmi eux, Louis Aliot, vice-président du RN et maire de Perpignan, risque de devoir démissionner de son poste municipal en raison de l’application immédiate de sa peine d’inéligibilité. ​

Lors de l’audience, Marine Le Pen a quitté la salle avant même le prononcé des peines, manifestant son mécontentement face à la décision du tribunal. Elle a dénoncé une manœuvre politique visant à l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, où elle était considérée comme une candidate majeure. ​

Cette condamnation représente un tournant significatif pour le paysage politique français, mettant en question l’avenir du Rassemblement National et de sa dirigeante. Les implications de cette décision pourraient redéfinir les dynamiques politiques en vue des prochaines échéances électorales.​

Marine Le Pen condamnée à une peine d’inéligibilité avec exécution immédiate

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